Un film, des droits et des femmes.

Bonjour à tous,

C’est révoltée que je vous écris ce soir. Aujourd’hui, pas d’intro, pas de petite histoire. On entre directement dans le cœur du sujet. Il se trouve que je reviens du cinéma, où j’avais été voir le film  » Mustang », actuellement sur les planches. Pour ceux qui désirent savoir brièvement l’histoire, il s’agit  de quatre sœurs, dans le Nord de la Turquie, qui jouent dans l’eau avec des garçons après les cours. L’une d’elle grimpe sur les épaules de l’un d’eux, ce qui choque énormément les bien-pensants (les intégristes) de cette fabuleuse région. L’avenir s’annonce très très sombre pour ces sœurs, je vous le garantie, dont le père est complétement… Comment le décrire ? dure ? Intolérant ? Psychorigide ? Immonde, ignoble, infect ? Répugnant, empli d’immondices en tout genre ? Le vieux bof intégriste. Ici  le lien de la bande-annonce. Parfois, les images sont plus parlantes que les paroles.  Je vous conseille vraiment ce film, qui retrace avec vérité l’adolescence de ces cinq sœurs. S’alternent les rigolades entre sœurs et les injustices ignobles qu’elles doivent subir. J’ai eu du mal à retrouver la parole en sortant.

Car,encore aujourd’hui, des femmes ne sont pas libres de leurs faits et gestes. Des femmes se marient à treize ans avec un homme trentenaire ( et encore, pour celles qui ont de la chance, si je puis m’exprimer ainsi). Certaines ont pour unique rôle de veiller à la bonne tenue de la maison, et à servir leur adorable mari, qui l’aime tant ! ( je suis ironique, hein). Des femmes se font battre si elles  agissent différemment de ce que lui a ordonné son mari.Quand aux adolescentes,  les parents savent être des tortionnaires. Oui, des tortionnaires. Car interdire à sa fille la vue de jeunes garçons, dans la crainte qu’elle s’amuse un peu trop avec lui, c’est intolérable. Pire, marier sa fille.. Que dis-je, marier ? Non, obliger sa fille à se marier.. Obliger sa fille à se marier avec un homme, plus ou moins jeune, qu’elle n’a peut-être jamais vu, sous prétexte qu’elle est mineure et que les parents décident de tout ! Mais à quoi bon agir en vrai tyran avec ses enfants ? Je parle des filles, mais cela s’applique également aux garçons dans le même cas, même si cela est plus rare, je crois.

Maintenant, les femmes vont toutes à l’école (en France), sont parfois très haut placée dans la société, et il faut pourtant qu’on les brime ? Ben oui, après tout, elles sont des femmes ! Vous vous rendez compte ? DES FEMMES ! De toute façon, les femmes ne sont nés que pour jouer de leur charmes et faire tourner la tête à tous les passants, n’est-ce pas ? Moi je dis : BULL-SHIT. La plupart des gens le savent. Ou ils doivent absolument le savoir.

….

Alors pourquoi tant d’inégalités ?   Pourquoi certains mâles continuent à agir en empereur avec les femmes ? Pourquoi une femme serait réduit à un simple objet de consommation ? Et, même ici, Pourquoi une femme serait-elle moins payée qu’un homme, pour le même poste et le même travail ? Ça coûte moins cher les femmes, c’est ça ?

J’ai envie de dire à ces tyrans là de faire preuve de plus d’intelligence. De plus d’humanité. D’essayer de sauver ce qui peut encore être sauvé de leur cœur plus froid qu’un métal glacial. Que les femmes sont comme eux (enfin, j’espère qu’elles sont plus intelligentes que ces vieux beaufs). Elles ont un cerveau pour penser, des yeux pour voir, un cœur pour s’émouvoir. Qu’il faut qu’ils ouvrent les yeux une bonne fois pour toutes sur la souffrance qu’ils engendrent. La vérité, c’est que c’est si bon de se sentir supérieur à quelqu’un d’autre. Ce serait bête d’être tous égaux, il n’ y aurait plus personne pour venir nous masser les pieds le soir !  Bullshit.

Moi, je rêve d’un monde où toutes les femmes du monde n’auront plus à se sentir menacées par leur proches. Par le monde. Un monde de liberté. Suis-je utopique ? Qu’importe.

En attendant, on peut tous y mettre du notre. En faisant des petites actions pour se révolter, à notre échelle.

Moi, j’écris cet article d’une voix colérique. Et triste. Triste d’imaginer ces femmes souffrir. Nous sommes nés en France, nous avons de la chance de ce coté là. Nous avons des droits. On pourra taper tant qu’on voudra sur ce pays, ça n’y changera rien. Le nombre de personnes au monde qui désespèrent de vivre dans de telles conditions !  Je pense qu’il est important de  rappeler cela. Et qu’il est vital de communiquer sur le sujet du sexisme. Allez voir ce film. Parlez en à vos proches. Écrivez. Dessinez. Créez, ou insurgez vous. Ou contentez vous de commenter cet article. Nos petites révoltes ne changeront peut-être pas la face du monde ( vive Camus !), mais manifesteront au moins notre désapprobation de la discrimination sexiste. De nombreuses personnes ne le font pas. Rien que ça, c’est déjà beaucoup.

bramblewolf.

P.S : Bien sûr, toutes les discriminations sont à bannir. Mais c’est de celle-ci en particulier dont j’avais envie de vous parler ce soir.

~Le réconfort d’un cookie~ (vegan)

Berlin ouest, 1968. Alonzo rentre de l’école. Ses pensées se perdent dans un univers qui n’appartient qu’à lui. Alonzo aime rêver. Il imagine souvent des histoires sur le chemin de l’école. Il ne comprend pas bien pourquoi il y a des tensions entre les adultes. Lui, dans son univers peuplé d’êtres fantastiques aux pouvoirs surnaturels, il se sent bien. Le petit garçon arrive enfin à hauteur de son jardin, qui se trouve dans une petite ruelle calme, à l’extrémité de la ville. Son jardin renferme quelque chose de très particulier. Un arbre, mais pas n’importe lequel : L’arbre de la pierre étincelante. Chaque soir, avant de rentrer, Alonzo se dirige vers le grand hêtre, et pose délicatement sa main sur son tronc. Là, il ressent un petit frisson, comme si l’énergie de l’arbre lui avait été transmis. Puis il recule de trois pas exactement ( le petit garçon les compte. C’est une affaire de minutie), et lève la tête vers une cavité béante du tronc, un peu plus en hauteur. De premier abord, le trou parait sombre et lugubre. Mais, quand on fait plus attention, on peut voir briller d’un vert étincelant un objet magique. Une pierre mystique. Un émeraude déposé ici par les fées gardiennes de la forêt, des milliers d’années auparavant. Du moins, c’est ce que pense Alonzo. La vérité est qu’une bande de jeunes ayant un peu trop fait la fête, ne savait que faire de leur dernière bouteille de bière, et l’avait lancée dans l’arbre en question. La bouteille s’était brisée, et une partie avait fini dans le creux de l’arbre. Mais cela, Alonzo ne le sait pas.

 » Alonzo ! Alonzo !  » cria une voix de femme.

-J’arrive !  » répondit le garçon de vive voix.

Alors, il s’approcha à nouveau du grand arbre, caressa son tronc dans un geste d’affection en lui chuchotant :

« Je reviendrai demain. Prenez soin de vous et de la pierre, mesdames les fées. »

Puis Alonzo se rua dans sa maison, manquant de trébucher dans les escaliers extérieur. Sa mère, le trouvant tout essoufflé sur le seuil de la porte, fit doucement non de la tête.

 » Incorrigible, ce petit bout » pensa t-elle en souriant.

 » Je t’ai fait tes cookies préféré, mon cœur », annonça la jeune trentenaire d’un ton affectueux. Au chocolat et à la banane, comme tu les aimes ! »

Alonzo, qui s’évertuait jusqu’alors à ne pas salir la maison avec ses chaussures sales, bondit  alors hors de l’entrée et se rua dans la cuisine, un pied nu et l’autre avec une  chaussure encore au pied.  Il s’assit à la table, un air espiègle brûlant dans ses yeux enfantins. Sa mère le rejoignit calmement dans l’entrée, lui servit un verre de lait, et lui tendit l’assiette où était disposée les cookies en rosace. L’enfant s’en saisit, huma délicatement leur parfums, avant de l’enfouir dans sa bouche et de s’exclamer la bouche pleine :

 » Trop bon ! »

Toute cette petite histoire (qui j’espère vous aura plu), pour vous livrer ma recette de cookies que j’ai réalisée avant-hier soir. Et qu’est-ce qu’ils étaient bons ! Mes meilleurs cookies vegan.

Imaginez :  un cœur fondant, avec du chocolat coulant, et des cotés croquants : le cookie parfait. Je me suis inspirée de la recette de Lili du blog  » au vert avec Lili. » pour réaliser ces cookies. Mais je n’ai pas pu m’empêcher de faire quelques petits changements. Et pour une fois, ça a très bien rendu ! ( Oui, parce que c’est pas souvent héhé. Mais j’aime expérimenter !).

Pour réaliser cette recette, vous aurez besoin des ingrédients suivants :

  • -150 gr. de farine semi-complète ( ou autre, mais moi, je n’avais plus que celle-ci ! 😉
  • – 50 gr. de fécule( maïs, patate, on s’en fiche.)
  • 90 grammes de sucre complet  ( plus ou moins suivant votre bec. vous pouvez mettre aussi 100 grammes de sucre normal.)
  • -Une banane
  • -Une cuillère à café de bicarbonate
  • – 40 g. d’huile végétale.
  • -2 cuillère à soupe de lait végétal ( j’ai pris du soja vanille).
  • – 1 cuillère à soupe de  vinaigre de cidre
  • – Une petite petite pincée de sel.
  • – Des noisettes, du chocolat ( les deux, Oh yeah !)
  • – 2 cuillères à soupe de cacao ( j’en ai mis moins, mais on sentait pas beaucoup.
  • – De la vanille
  •  Et 1 c.c de fleur d’oranger ( miam).

– Tout d’abord, écrasez la banane. ajoutez y le bicarbonate.

– Ajoutez y la sucre, l’huile, le lait végétal, la vanille et la fleur d’oranger. Mélanger

– Ajoutez petit à petit la farine avec la fécule.

– Ajoutez le cacao, le vinaigre de cidre, le sel. Mélanger.

– Enfin, ajoutez  les noisettes et les chunks de chocolat, et mélanger brièvement.

-Formez des petits tas de pâte sur une feuille de papier cuisson préalablement disposé dans une plaque.

– (Optionnel) Pour des cookies moins secs et plus croustillant sur le dessus, verser un filet de lait végétal au dessus de vos tas avant d’enfourner.

– Enfournez pour une quinzaine de minutes à 180 )C ( th.6).

– Dégustez ! ( sans vous brûler… pas comme moi !)

Dans cette délicieuse recette, la banane joue le rôle de liant. 😉 Allez y, vous ne le regretterez pas ! 🙂

J’espère que ces cookies vous plairont autant qu’à moi. Je n’ai malheureusement pas pu prendre de photos cette fois-ci, mais j’essaierai la prochaine fois.

Je vous souhaite une excellente journée !

La Beauté

Un apprentissage ?

Sept heure du matin, Jeanne s’apprête à partir de chez elle pour aller travailler. Mais, avant ça, dernières retouches : Elle sort délicatement sa trousse de maquillage du tiroir et la pose sur la bordure du lavabo de la salle de bains. Celle-ci, dont un mur arbore un gris de ces pierres qu’on trouve uniquement dans ces forêts en montagne, et les autres un blanc encore plus éclatant que la fourrure des loups alpins. Un petit pot de fleurs trône sur le coté du lavabo. Des décorations verdoyantes ici et là finissent d’arranger la pièce. L’atmosphère y est calme, reposée.

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Malgré tout, Jeanne n’est pas calme. Jeanne se regarde dans le miroir et voit une fille au nez de travers. Elle voit une fille au front colonisé par les boutons. Elle voit un monstre. Elle ne prête pas attention à ses lèvres tirant naturellement sur le rouge. Ni à ses yeux de chats aux cils pourtant si long. Ni à la forme de son visage, qui les met en valeur. Non, ça, elle ne le voit pas.  Ou plutôt, elle a choisit de ne pas le voir. Alors, elle sort son font de teint de sa trousse, et s’en applique sur tout le visage.  Elle s’applique de la poudre de bronzage en dessous des pommettes pour donner du relief à son visage. de l’anti-cernes, du crayon dans la muqueuse, un trait d’eye liner et du mascara et ça y est, la voici prête à sortir. Jeanne se contemple dans le miroir, fière d’elle. Le reflet qu’il lui revoit lui plait davantage. Mais son sourire s’estompe rapidement. L’espace d’un instant, Jeanne ne se reconnait plus dans le miroir. elle a l’impression de voir quelqu’un d’autre.  Comme si elle était étrangère à ce corps.

Et pourtant, non, c’est bien elle : toujours ces petites poignées d’amour, son ventre pas assez plat, ses ongles cassants. Jeanne n’aime pas ce corps. Du moins, pas entièrement. Elle rêve d’arborer un corps parfait, d’éblouir les gens sur son passage. Jeanne a les larmes aux yeux. Rêver c’est bien, mais ce n’est pas ainsi que la vie est faite. elle se dirige vers l’entrée, prend les clés qui tintent au passage et file à son boulot.

Jeanne ignore que certains l’admirent en secret. Jeanne ignore qu’on a pas besoin d’être une bombe pour plaire. Son caractère bien à elle charme de lui-même.

Ça me désole de voir toutes ces filles se cacher sous une marre de font de teint, de peur de dévoiler leur vrai visage. Comme une peur d’elle même. Je trouve que le visage semble étouffer en dessous, comme si les pores de la peau criaient :  » HELP ! ». Je comprends, bien sûr ,de telles pratiques. Je suis moi-même passionnée de maquillage en tout genre. Beaucoup n’arrivent pas à tolérer les imperfections de leur visage. surtout pendant l’adolescence, quand le visage se retrouve couvert de boutons. Ce que je critique réellement, c’est le cercle vicieux qui  peut s’enclencher. On aime pas son visage–>on le cache–>on l’aime encor moins le soir venu—> on voit toujours plus d’imperfections–> on le cache encore plus–> on s’oublie soi-même, on commence à être vraiment mal à l’aise dans son corps.  a moins qu’on ait commencé à se maquiller à cause de cette honte de soi.

J’ai souvent le sentiment que mettre du fond de teint est un de cacher quelque chose aux autres. De ses cacher soi-même, comme une peur de ne pas être à la hauteur. Une peur naturelle de ne pas être aimée.

Bien sûr, je ne suis pas contre le maquillage, loin de là. Je trouve que des yeux maquillés subliment le reste du visage. Je m’applique un trait d’eye liner ainsi que du mascara tout les matins. tout le monde aime se faire joli. Ça donne de la confiance en soi, c’est sûre. Que c’est agréable de se regarder dans le miroir est d’être satisfaite de l’image que le miroir nous renvoi. Mais en être satisfaite, c’est un apprentissage.

Oui oui, vous m’avez bien entendu, un apprentissage. Je vais vous donner un scoop : pour être jolie, il faut s’en persuader soi-même. Je vous vois venir : il ne s’agit pas là de narcissisme. Se trouver jolie est très important. ce corps qu’on nous a donnés, on y vit chaque jour, et être en accord avec lui-même facilite beaucoup les choses.

Alors, je vous invite à faire ce petit exercice : allez vous voir dans le miroir, et relevez les parties de votre corps que vous aimez. Il y en a forcément. Demandez-vous : « est-ce que je déteste vraiment mes yeux ? Mes mains ? Mes jambes ?  » ça peut être de tout petits endroits, peu importe.  Bien sûr, même si je parle principalement de femmes depuis le début car j’en suis moi-même une, cela s’applique aux hommes. Au début, ce sera dur. Mais plus le temps passera, plus vous en trouverez.

Vous pouvez même prendre une feuille ( ou un carnet, peu importe, un support que vous aimez), et notez ces endroits. Notez d’un coté vos vos complexes, et de l’autre les endroits que vous aimez. ça peut vraiment être n’importe quoi, me^me le mouvement que fait votre cou quand vous tournez la tête. vous verrez que, progressivement, la liste du côté des endroits que vous estimez grandira. Jusqu’à dépasser l’autre liste.

Autre conseil : souriez. Une personne qui sourit parait plus jolie, vraiment . D’ailleurs, pourquoi utilise-t-on l’expression : irradier de beauté ? « . Je crois vraiment que la beauté, le charme, c’est également quelque chose qu’on dégage dans notre attitude. Vous constatez certainement vous-même à quel point les personnes affichant toujours un sourire radieux dégage quelque chose d’agréable.

Et n’hésitez pas, lorsque vous êtes seul, à vous faire des petits signes dans le miroir. Faites vous un grand sourire, car vous êtes quelqu’un ! Et d’importance, parce qu’il s’agit de vous-même.

En tout cas, moi,je vous fait un grand sourire !

Et n’ayez pas d’inquiétudes : cette journée va bien se passer ! 😉 Et si elle ne se passe pas bien, demain sera un jour meilleur. Le beau temps revient TOUJOURS après l’orage, même si ça met du temps.

Allez, aimez-vous !

Bonjour tout le monde !

Un peu de soleil dans ce petit monde gris.

Aujourd’hui est une nouvelle journée. Ou plutôt, la fin, vu l’heure. Nombre de pensées ont le temps de nous traversés en 24 H. Pas toujours positifs. On se sent accablés par des choses qui nous surpassent, dépassé de toutes parts par des choses étranges qui au final ne sont que l’ombre de nous mêmes. Notre part sombre. Pourquoi être effrayé, quand on a accès à la santé, à l’éducation, qu’on a un toit où vivre et de quoi se nourrir ? D’où vient donc ces angoisses dont souffrent beaucoup de gens, dont moi ? Est-ce qu’on se sent quelque part coupable de toute cette facilité, comme des enfants pourris gâtés réclamant une  part de gâteau chez le boulanger ?

Le problème germe et mûrit bien souvent en nous. Et quand on souffre, on fait également souffrir notre entourage : des remarques déplacés, une exigence aiguisée, un refus de la conversation et une certaine irritabilité.

La vérité,c’est qu’on se sent mal avec nous mêmes. C’est avec « le Je » qu’on est fâché. C’est lui qu’on voudrait changer.  Mais comment changer ce avec quoi nous sommes nés ? Pourquoi fuir une réalité trop évidente ?

Ne vaut-il pas mieux apprendre à vivre avec ce qu’on a, perfectionner ce qu’on a, plutôt que de se morfondre sur soi-même, dévoré par la jalousie  et la honte de soi ?

Je m’appelle Pauline. J’ai souffert d’anorexie mentale pendant près de trois ans. J’étais devenue très maigre, et n’ai plus eu de règles pendant tout ce temps. Je me sentais désespérée. Seule dans un monde qui me semblait étranger, à l’aise uniquement dans les quelques mètres carrés de ma chambre. Cuisinant toujours pour soi-disant me faire plaisir. En planifiant toujours bien à l’avance  » mon excès ». et en me sentant terriblement mal après. Je pensais souffrir émétophobie, la peur de vomir. En réalité, cela cachait quelque chose de beaucoup plus profond.

En, février, pendant les vacances d’hiver, j’ai commencé à faire quelque chose que je n’avais jamais fait depuis des lustres, car ma tête remplie de règles me l’empêchaient : j’ai mangé debout. A partie de là, j’ai continué, engloutissant plus que mangeant ma nourriture quand j’étais debout. J’ai d’abord repris du poids  :  j’en étais très fière. De la chair est venue entourer mes os alors si fragiles. Mes cheveux ont arrêtés de tomber et sont devenus brillants et beaux.

J’ai été très satisfaite de mon corps. Mais j’ai beaucoup grossi en peu de temps. 12 kilos en trois-quatre mois.  C’est assez énorme. Je veux bien être parti de loin, mais tout de même. Les goûters que je me programmais sont rapidement devenus des festins dont je ne profitais pas vraiment. Un besoin irrépressible de manger m’envahissait lorsque je rentrais chez moi, et je pouvais passé bien une heure à manger. Je suis végétarienne à tendance vegan, je ne me ruais donc pas sur  des kinder buenos ou autre chose. Plus du pain, de l’avocat, un paquet de galette de riz, plus d’autre chose, un yaourt par exemple… Une catastrophe.

C’est là que j’en suis aujourd’hui. J’ai une révélation à vous faire. C’est très précieux, je ne l’ai encore jamais dit à personne. Vous serez les premiers. Peut-être les seuls et uniques.  Car je n’ose en parler, tant j’ai honte :  Je souffre actuellement de crises de boulimie non vomitive. En rentrant, je mange sans pouvoir m’arrêter, ne profitant de rien. Chaque jour, je me dit que la première chose que je ferais en rentrant, c’est du sport. Cependant, il suffit d’une miette passé en rentrant pour que tout se jette à l’eau. Je mange alors du pian, sors mon avocat, prépare des choses, et mange mange mange, la honte me perçant le cœur. J’ai honte de ne pas avoir fait mon sport. De perdre le contrôle, comme si mon esprit devenait étranger à cette bête sauvage,affamée et insatisfaite. Un proche pénètre furtivement dans la cuisine, et c’est la honte assurée. Quel sentiment horrible que celui de voir les gens partir faire une course pendant qu’on est dans la cuisine, et de ne pas avoir bougé lorsqu’ils sont de retours.  Que c’est désagréable de voir s’approcher l’heure du repas à grand pas, d’essayer de se raisonner en disant : « on va bientôt manger, contiens toi, MAITRISE TOI !  » sans pouvoir rien y faire ?  De se sentir si lourd et si honteux après. De se jurer de ne plus jamais recommencer, et de récidiver le lendemain. De se demander si l’on doit faire quelque chose, du sport, manger des choses très laxatives voir se faire vomir ? Pour certains, ils n’en est pas question. Pour d’autres c’est leur voie de secours. Une évidence.

Ah, comme l’angoisse de la balance pèse en ces moments ! On s’imagine déjà fortement en surpoids, malheureuse et seule. Et le pire ?. On garde tout pour nous. ça fait partie de nous. c’est notre petit jardin secret. Personne n’a le droit d’entrer. Mais ces comportements compulsifs sont de mauvaises herbes dans ce jardin. et on ne parvient pas à les déraciner. Des fois, l’envie nous prend d’en parler, mais on a trop n peur du jugement des autres. Et on a aussi peur de soi. Que ce soit pire. Qu’on existe plus qu’à travers ces engloutissements frénétiques. Et on a le ventre gonflé. Les autres le voient ça, et on ne peut le cacher.  Comment aimer ce ventre qui nous déteste ?

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Alors, on garde pour nous.

Alors on souffre.

Alors, on veut être forte.

Vous avez remarqué, comme il y a des situations où l’on a davantage tendance à avoir des crises que d’autres ? Moi, c’est chez moi. ailleurs, je sais parfaitement me maîtriser. Mais comme je l’ai dit plus haut, chez moi, c’est une autre histoire.

Alors j’ai décidé de réagir. de créer ce blog, pour me battre contre ça. Un moyen de renouer avec moi tout en pouvant partager mes soucis avec d’autres. Un moyen de retrouver le courage.

J’écris ?  J’écris pour ne pas me morfondre sur mon sort. J’écris parce qu’écrire soulage les maux que la médecine ne parvient pas à apaiser. Les mots guérissent les maux.

Cet article est long, mais j’avais besoin de vider ce que j’avais dans le cœur. Et, qui que tu sois, si tu souffres également de problèmes similaires, n’hésites pas à commenter ici, dans l’atmosphère intime de ce blog où tu ne seras pas jugé.

N’hésites pas non plus à partager tes craintes et tes joies, ce qui te passe par la tête.

Sur ce, je te souhaite une excellente journée. Et si tu ressens l’envie de « binge eater », au lieu de te précipiter sur la nourriture, viens plutôt commenter cet article. Décharges ce que tu as sur le cœur. 😉