Bonjour tout le monde !

Un peu de soleil dans ce petit monde gris.

Aujourd’hui est une nouvelle journée. Ou plutôt, la fin, vu l’heure. Nombre de pensées ont le temps de nous traversés en 24 H. Pas toujours positifs. On se sent accablés par des choses qui nous surpassent, dépassé de toutes parts par des choses étranges qui au final ne sont que l’ombre de nous mêmes. Notre part sombre. Pourquoi être effrayé, quand on a accès à la santé, à l’éducation, qu’on a un toit où vivre et de quoi se nourrir ? D’où vient donc ces angoisses dont souffrent beaucoup de gens, dont moi ? Est-ce qu’on se sent quelque part coupable de toute cette facilité, comme des enfants pourris gâtés réclamant une  part de gâteau chez le boulanger ?

Le problème germe et mûrit bien souvent en nous. Et quand on souffre, on fait également souffrir notre entourage : des remarques déplacés, une exigence aiguisée, un refus de la conversation et une certaine irritabilité.

La vérité,c’est qu’on se sent mal avec nous mêmes. C’est avec « le Je » qu’on est fâché. C’est lui qu’on voudrait changer.  Mais comment changer ce avec quoi nous sommes nés ? Pourquoi fuir une réalité trop évidente ?

Ne vaut-il pas mieux apprendre à vivre avec ce qu’on a, perfectionner ce qu’on a, plutôt que de se morfondre sur soi-même, dévoré par la jalousie  et la honte de soi ?

Je m’appelle Pauline. J’ai souffert d’anorexie mentale pendant près de trois ans. J’étais devenue très maigre, et n’ai plus eu de règles pendant tout ce temps. Je me sentais désespérée. Seule dans un monde qui me semblait étranger, à l’aise uniquement dans les quelques mètres carrés de ma chambre. Cuisinant toujours pour soi-disant me faire plaisir. En planifiant toujours bien à l’avance  » mon excès ». et en me sentant terriblement mal après. Je pensais souffrir émétophobie, la peur de vomir. En réalité, cela cachait quelque chose de beaucoup plus profond.

En, février, pendant les vacances d’hiver, j’ai commencé à faire quelque chose que je n’avais jamais fait depuis des lustres, car ma tête remplie de règles me l’empêchaient : j’ai mangé debout. A partie de là, j’ai continué, engloutissant plus que mangeant ma nourriture quand j’étais debout. J’ai d’abord repris du poids  :  j’en étais très fière. De la chair est venue entourer mes os alors si fragiles. Mes cheveux ont arrêtés de tomber et sont devenus brillants et beaux.

J’ai été très satisfaite de mon corps. Mais j’ai beaucoup grossi en peu de temps. 12 kilos en trois-quatre mois.  C’est assez énorme. Je veux bien être parti de loin, mais tout de même. Les goûters que je me programmais sont rapidement devenus des festins dont je ne profitais pas vraiment. Un besoin irrépressible de manger m’envahissait lorsque je rentrais chez moi, et je pouvais passé bien une heure à manger. Je suis végétarienne à tendance vegan, je ne me ruais donc pas sur  des kinder buenos ou autre chose. Plus du pain, de l’avocat, un paquet de galette de riz, plus d’autre chose, un yaourt par exemple… Une catastrophe.

C’est là que j’en suis aujourd’hui. J’ai une révélation à vous faire. C’est très précieux, je ne l’ai encore jamais dit à personne. Vous serez les premiers. Peut-être les seuls et uniques.  Car je n’ose en parler, tant j’ai honte :  Je souffre actuellement de crises de boulimie non vomitive. En rentrant, je mange sans pouvoir m’arrêter, ne profitant de rien. Chaque jour, je me dit que la première chose que je ferais en rentrant, c’est du sport. Cependant, il suffit d’une miette passé en rentrant pour que tout se jette à l’eau. Je mange alors du pian, sors mon avocat, prépare des choses, et mange mange mange, la honte me perçant le cœur. J’ai honte de ne pas avoir fait mon sport. De perdre le contrôle, comme si mon esprit devenait étranger à cette bête sauvage,affamée et insatisfaite. Un proche pénètre furtivement dans la cuisine, et c’est la honte assurée. Quel sentiment horrible que celui de voir les gens partir faire une course pendant qu’on est dans la cuisine, et de ne pas avoir bougé lorsqu’ils sont de retours.  Que c’est désagréable de voir s’approcher l’heure du repas à grand pas, d’essayer de se raisonner en disant : « on va bientôt manger, contiens toi, MAITRISE TOI !  » sans pouvoir rien y faire ?  De se sentir si lourd et si honteux après. De se jurer de ne plus jamais recommencer, et de récidiver le lendemain. De se demander si l’on doit faire quelque chose, du sport, manger des choses très laxatives voir se faire vomir ? Pour certains, ils n’en est pas question. Pour d’autres c’est leur voie de secours. Une évidence.

Ah, comme l’angoisse de la balance pèse en ces moments ! On s’imagine déjà fortement en surpoids, malheureuse et seule. Et le pire ?. On garde tout pour nous. ça fait partie de nous. c’est notre petit jardin secret. Personne n’a le droit d’entrer. Mais ces comportements compulsifs sont de mauvaises herbes dans ce jardin. et on ne parvient pas à les déraciner. Des fois, l’envie nous prend d’en parler, mais on a trop n peur du jugement des autres. Et on a aussi peur de soi. Que ce soit pire. Qu’on existe plus qu’à travers ces engloutissements frénétiques. Et on a le ventre gonflé. Les autres le voient ça, et on ne peut le cacher.  Comment aimer ce ventre qui nous déteste ?

https://i2.wp.com/cache.desktopnexus.com/thumbseg/1329/1329581-bigthumbnail.jpg

Alors, on garde pour nous.

Alors on souffre.

Alors, on veut être forte.

Vous avez remarqué, comme il y a des situations où l’on a davantage tendance à avoir des crises que d’autres ? Moi, c’est chez moi. ailleurs, je sais parfaitement me maîtriser. Mais comme je l’ai dit plus haut, chez moi, c’est une autre histoire.

Alors j’ai décidé de réagir. de créer ce blog, pour me battre contre ça. Un moyen de renouer avec moi tout en pouvant partager mes soucis avec d’autres. Un moyen de retrouver le courage.

J’écris ?  J’écris pour ne pas me morfondre sur mon sort. J’écris parce qu’écrire soulage les maux que la médecine ne parvient pas à apaiser. Les mots guérissent les maux.

Cet article est long, mais j’avais besoin de vider ce que j’avais dans le cœur. Et, qui que tu sois, si tu souffres également de problèmes similaires, n’hésites pas à commenter ici, dans l’atmosphère intime de ce blog où tu ne seras pas jugé.

N’hésites pas non plus à partager tes craintes et tes joies, ce qui te passe par la tête.

Sur ce, je te souhaite une excellente journée. Et si tu ressens l’envie de « binge eater », au lieu de te précipiter sur la nourriture, viens plutôt commenter cet article. Décharges ce que tu as sur le cœur. 😉

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s